Pen-Duick entre dans la légende

Publié le par fab

L’aventure se termine pour Juliette Hennequin et son équipage composé de 14 personnes. Il restera des souvenirs très forts de gens de mer qui ont bord d’un bateau de légende, avec en filigrane le souvenir d’Eric Tabarly.

Arrivés à quai, ils ont tous un peu le mal de mer, ils sont burinés, heureux : « C’était une expérience formidable », indique Gilles, le premier servi en punch de bienvenue. « Nous n’avons pas beaucoup vu les alizés, nous avons plus usé les cirés que les maillots de bain. L’équipage était fabuleux, avec des personnalités d’horizons très différents, le moins qu’on puisse dire est que la mayonnaise a pris entre nous. Ce bateau est bien spartiate ! ».

Accueilli et salué par Maxime Desouches, conseiller exécutif de Saint-Barth, l’équipage, par la voie de son skipper a tenu à saluer Loïc Blanken pour la belle épreuve qu’est la Transat Classique Lagassé. Juliette Hennequin a pris la parole : « Merci à vous membres de l’équipage, vous m’avez surpris, je suis fière de vous. Nous sommes partis avec un niveau inégal, votre motivation et votre humour nous ont mené au meilleur niveau, c’était magnifique ces surfs à 12 n¦uds dans la nuit. Cela joue bien dans la Transat, Striren va très vite, Lamnidée mène une très belle course, tous les participants sont d’excellents marins”.

A 17h00 ce soir, Faiaoahe est à 112 milles de la ligne, il progresse à 8,9 n¦uds et pourrait couper la ligne au petit matin.

Des bulles freinent la flotte. Stiren, Mistral et Pazienza ne devraient pas franchir la ligne avant demain soir ou jeudi. Les nerfs des concurrents sont mis à rude épreuve pour cette dernière partie de course.

Stiren, bien que rencontrant depuis trois jours des problèmes techniques à répétitions , est repassé en tête ! Quand on vous dit que personne ne lâchera.

Message de Telen Ar Vor C'est encore l'histoire d'une première fois et ce coup-ci, cela concerne l'ensemble de l'équipage. Dans la journée du 12 décembre, nous avons pendant 24h environ été à plus de mille milles de toutes terres habitées. Cette phrase me fascinait quand je lisais le petit prince étant enfant : j'avais très envie de voir à quoi cela ressemblait "plus de mille milles de toutes terres habitées". La découverte supplémentaire, c'est qu'en fait il y a assez peu d'endroit dans l'Atlantique où l'on est à plus de mille milles d'une côte. Notre précédente transat avec Bruno a toujours été plus proche des côtes. On a pas croisé le petit prince mais des montagnes d'eau, impossible de dessiner ni mouton ni Nicholson dans ces conditions. Faudra revenir du côté du 21°30 N et 43°30 W. Aujourd'hui, on a fêté comme il se doit le passage du 20° parallèle, en débouchant la bouteille née comme Védran en 1988.

La pétole totale ayant accompagné la dégustation de ce vin avec notre tout dernier produit frais: un parmesan. Vin et fromage, le bonheur ! Merci à Lucie de la part de Védran et de tout l'équipage. Pascal

source : Michèle Le Reun-Gaigné (Littoral ouest)
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Publié dans Les grééments

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