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Convoyage du Pen Duick VI de Lorient à Saint Nazaire

Ce week end, j'ai réalisé mon rêve de naviguer sur un des Pen Duick VI en participant à son convoyage de Lorient à Saint Nazaire, lieu où il régatera avec les autres Pen Duick à la fin de la semaine lors du prochain Record SNSM.

Voici le récit de ce super week end passé en mer, et je pense que je ne suis pas prête d'oublier ce magnifique cadeau que l'on m'a fait pour mes 30 ans.

13 juin 2008

    Après avoir passé quasiment 6 heures dans le train, plus que quelques minutes me séparent de la gare de Lorient de la Cité de la Voile où le Pen Duick VI est à quai.



   




    Vers 16 heures 30, me voici enfin arrivée sur le site et je découvre Pen Duick VI amarré au quai de la Cité de la Voile













    Vers 18 heures, tous les participants sont arrivés et le matelot, Ludovic, nous accueille en attendant l'arrivée du skipper, Arnaud, mais nous trouvons que les derniers participants se font un peu attendre.

    Vers 20 heures, Arnaud arrive au bateau et nous apprend que l'équipe est au complet, un groupe de six personnes s'étant désistés à la dernière minute.

    Nous voilà sur le pont de Pen Duick VI et j'avoue que je suis impressionnée d'être là, moi qui rêve depuis le mois de novembre de ce moment.
    Arnaud nous ouvre la cabine et nous pouvons y mettre nos sacs. Nous découvrons l'intérieur du bateau.

    Après avoir fait le tour de l'intérieur du bateau, Arnaud nous proposa d'aller dîner au bar de la cité.
    Après ce diner bien sympa durant lequel notre skipper nous expliqua ce qui allait se passer dans les jours à venir, nous terminons cette première soirée autour d'un verre devant le match de foot et nous avons pu voir les français se prendre une bonne raclée par les hollandais.

    Peu après 22 heures, retour au bateau pour y passer notre première nuit.


14 juin 2008

    8 heures 30 : la première nuit passée sur le Pen Duick fut tranquille.

    En sortant de la cabine, je m'aperçois que le pont est désert et seul Ludovic est là se demandant tout autant que moi ou les autres ont pu passer.

    En attendant de voir apparaître les autres membres de l'équipage, nous déjeunons puis une fois tout le monde revenu au bateau, Arnaud et Ludovic sont partis faire le plein de course.

    Pendant ce temps, nous continuons à découvrir ce bateau sur lequel nous nous apprêtons à vivre une belle aventure.







    Les couchettes
















    Le coin cuisine















    La table à carte avec un système créé par Eric Tabarly pour permettre à la table de gîter en même temps que le bateau
















     Le coin repas



















    Banquette et au dessus, une partie du garde manger








    A leur retour, nous levons les amarres et l'aventure commence.

    Peu avant de quitter l'entrée du port de Lorient, on se prépare à envoyer la grande voile et l'artimon. Cette première manoeuvre fut un peu dure pour moi mais c'est malgré tout une super expérience et heureuse de pouvoir la vivre à fond.

    Pour ce début de croisière, le vent n'est pas franchement avec nous et le soleil a lui aussi décidé de nous faire faux bond. Mais qu'importe, nous ne sommes pas pressé.









    Maintenant que nous sommes lancés, Arnaud nous laisse la barre du bateau et c'est un vrai bonheur de voir ce bateau avancé tranquille.












    Nous avons mis le cap dur Belle Ile ou nous devrions arriver dans l'après midi.

    Pour passer le temps, Ludovic et Thierry essayent de mettre une ligne à l'eau pour essayer de prendre des maquerots, à voir ce que ça donnera.

    Le vent décide enfin de se lever, Thierry retire la ligne car celle-ci surfant sur l'eau, tout espoir de prendre du poisson est perdu.

    Dans l'après-midi c'est à mon tour de prendre la barre du Pen Duick, et je suis assez fière d'être à ce poste.
    Ce bateau est agréable à barrer et malgré sa taille impressionnante, celui-ci se barre facilement aussi bien au compas qu'à vue, mais attention, la moindre relâche et le bateau reprend le dessus.
    L'après-midi se passa tranquillement et même le soleil nous fit quelques clins d'oeil.





    Vers 16 heures 30, nous arrivons sur Belle Ile et plus précisément au port de "Le Palais"










    Et ce qu'on avait péniblement fait le matin, envoyer les voiles, était à refaire à l'inverse afin de ranger les voiles pour la nuit, mais cette manoeuvre fut beaucoup moins dure.

    Après avoir tout plié, la trinquette et le foc rangés dans leur sac respectif et dans la cale, Ludovic et Arnaud descendent l'annexe, n'ayant pas de ponton dans ce port, pour pouvoir nous rendre à terre.

    Après s'être désaltéré, nous avons fait un tour dans cette petite ville.














    Au loin il y a le Pen Duick VI a vous de le trouver, petit indice, c'est celui qui a le plus grand mât

    A 19 heures, Arnaud, resté au bateau, revient nous chercher.


    Un ami d'Arnaud, lui aussi de passage dans ce port, nous a rejoint avec sa compagne et son petit bonhomme, pour prendre l'apéro.
    Nous dînons sur le bateau (au menu, cote de porc, haricots verts, fromage et fraises à crème) et la soirée se passe avec des chants marins venant d'un vieux gréement amarré à côté de nous, Claude entame une conversation avec les personnes d'un autre bateau. Pour ma part, je me suis mis à lire un livre trouvé dans les quelques livres qu'il y a à bord avec mon MP 3 sur les oreilles.
    Tout ceci ponctué des allers et venues des ferries qui font la liaison Le Palais - Lorient.

    Vers 23 heures, le sommeil commence à me gagner.


15 juin 2008


    Ce matin, la météo se montre capricieuse car si hier, le soleil nous a accompagné au réveil, c'est la pluie qui est venue se joindre à nous.

    Ludovic prépare le petit déjeuné et chacun monte sur le pont pour prendre la température du jour et voir quel temps se profile à l'horizon.

    Vers 10 heures 30, nous levons les amarres pour mettre le cap sur la Baie de Quiberon.


    Avant de partir, je m'étais équipé pour la pluie mais la magie de la mer a une fois de plus opérée et les bottes et le pantalon K Way ont vite laissé place au jean, chaussures de pont et lunettes de soleil.

    Dans la matinée, Arnaud nous a fait faire des virements de bord. Le faire avec un petit dériveur, comme je le fais parfois l'été avec des amis passe encore, mais là c'est une toute autre histoire.
    Chacun prend place à un poste de manoeuvre et dès que l'on est prêt pour la manoeuvre on crie à notre barreur "parer". Ce bateau est vraiment magique et les manoeuvres se passent très bien.

    Le gros bémol de cette matinée est une nouvelle fois, un manque de vent qui nous oblige à naviguer au moteur.
    Espérons que celui-ci se lèvera d'ici ce soir.
    Malheureusement pour nous, le vent n'est pas décidé à être clément avec nous aujourd'hui.

   






    Vers 16 heures 30, on abandonne la partie et Arnaud décide de jeter l'ancre près de l'Ile de Houat.









    Après avoir affalé toutes les voiles, nous décidons d'aller faire un tour à terre.




    Bien sur, comme à mon habitude avec les annexes, arrivant sur la plage, Arnaud nous dit qu'après la prochaine vague il faut descendre au plus vite. Et moi et les annexes, tout un chapitre et une fois de plus, je me suis pris le pied dans une corde du zodiac et me voilé à la flotte toute habillée et surtout avec un portable dans une des poches de mon jean. Le bain ne fut pas long et heureusement ce bain improvisé n'a eu aucune conséquence sur mon téléphone, ouf.

    Après cette petite mésaventure et après avoir amusé mes co-équipiers, nous remontons la côte menant au village.
    Cette petit île est très belle avec ses côtes sauvages et vaut vraiment le détour







   
    Vers 19 heures, Arnaud nous retrouve à la plage et retour au bateau. Je commence par aller rincer mon jean trempé et changer de t-shirt. Au moment où je sors sur le pont, je vois Ludovic qui vient de faire un super plongeon du bateau. L'eau n'a pas l'air super chaude à sa tête.

     Après avoir remonté l'annexe sur le bateau pour la faire sécher en vue de la plier, nous préparons le traditionnel apéro à bord.


Mais ce soir nous ne sommes pas seuls


    En effet, des goélands ont décidé de nous tenir compagnie de l'apéro jusqu'à la fin du dîné.


  

   


Cla
ude tente de donner un bout de pain à l'un d'entre eux qui s'est mis sur la bôme de l'artimon et Arnaud leur balance de vieux gâteaux pour leur plus grand bonheur et quand on ne va pas assez vite pour leur balancer quelque chose, nous avons droit aux réprimandes.














    Après ce repas, la soirée fut à la détente et se termine autour d'un petit punch pour les hommes.

  

    Puis ensuite chacun rejoint sa couchette pour la dernière nuit à bord.
   

       16 juin 2008

    Le levée est dur ce matin, forcément après une nuit qui fut agitée pour moi. Car les bruits d'un bateau le jour et la nuit sont totalement différents et je dirais même que ces bruits la nuit sont assez angoissants. Résultat, je me suis levée deux fois pour essayer de voir ce qui se passait et puis je me suis dit que si Arnaud ne bougeait pas c'est que tout allait bien à bord.
    On ne peut pas dire que le réveil à 8 heures soit le bienvenu, mais bon il faut bien repartir

    Par contre ce matin, une surprise nous attendait, à savoir que le vent était là et bien là ce qui d'ailleurs nous promet une belle journée de navigation.

    Vers 8 heures 30, Ludovic remonte l'ancre et nous voilà reparti pour une dernière journée.

  Dans la matinée, Arnaud apprend par téléphone que les éclusiers de Saint Nazaire allaient lancer un mouvement de grève ce jour et qu'il faut absolument qu'on y soit avant si on ne veut pas se retrouver coincé à l'entrée du port de Saint Nazaire.

    Nous avons de la chance car le vent ne tombe pas et nous avoncons à une moyenne de 9 noeuds, à cette vitesse, nous devrions pouvoir être à Saint Nazaire à temps.


    Ces conditions de navigations sont super et là au moins nous voyons le bateau dans toute sa splendeur.

    Mission réussie, nous voyons au loin Saint Nazaire, il est à peine 14 heures.

    Arrivés dans le chenal, Arnaud nous dit d'affaler la trinquette et le foc, mais vu le vent, nous les laissons sur le pont et on les rangera plus tard.

    En attendant de pouvoir entrer dans l'écluse, on prépare les défenses et les bots pour amarrer le bateau et étant plus protégé du vent, nous rangeons la trinquette et le foc.

    Nous arrivons enfin dans l'écluse à 14 heures 05. En attendant que l'écluse se remplisse d'eau, nous aidons un autre voilier à l'amarrer à Pen Duick.

    Puis l'écluse s'ouvre enfin et nous voilà dans le grand bassin de Saint Nazaire. Arnaud cherche où il va pouvoir amarrer le Pen Duick.


    Le convoyage touche à sa fin et si pendant quatre jours, nous avons été complètement déconnecté de la vie à terre, celle-ci nous rattrapa rapidement puisque Christian apprend que la SNCF fait grève demain. Apprenant cette nouvelle, j'appelle ma mère pour en savoir plus et je prends la décision de rentrer sur Rouen avec Christian et Thierry qui eux rentrent sur Paris.
    Arnaud nous abandonne le premier, lui aussi étant obligé de courir après un train pour retourner sur Lorient.

   Avant de nous quitter, nous échangeons nos adresses mails puis le taxi arrive. On dit au revoir à Ludovic qui reste sur le bateau ce soir et à Claude qui attend sa compagne pour repartir sur Lorient.


Sur cette page je n'ai mis que quelques photos prises lors de ce week end, vous pourrez retrouver les autres dans l'album qui lui est consacré

Bon vent à tous

 
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