1er pointage de la Capitale Européenne de la Culture - Cap Istanbul

Publié le par fab

Au pointage de 19h, ce dimanche, 7 heures après le top départ de la 4e édition de la Capitale Européenne de la Culture - Cap Istanbul, Jeanne Grégoire est pointée en 27è position alors que la flotte des 29 figaristes engagés navigue serrée.

La Méditerranée est une belle inconnue pour celle qui sillonne toutefois les océans depuis maintenant de nombreuses années. Pour éviter toute mauvaise surprise et pouvoir tracer sa route sans influence extérieure, Jeanne avait pris les devants et est allée à la source en matière de météo, auprès de Pierre Lasnier, grand arbitre annoncé sur cette ultime épreuve de la saison.

Arrivée à son bateau, ce matin, après un dernier coup de fil au météorologue, la navigatrice confiait " on va avoir de la baston c'est certain et dans quel sens partir, ça, ça reste un peu de l'inconnu ! La Méditerranée, c'est surprise surprise et cette course s'annonce intense car elle est liée à l'inconnu. La bagarre sera originale, du fait du parcours et de la longueur de la course."

Objectif : aventure et découverte
C’est de loin et dans les livres d’école que Jeanne Grégoire avait jusqu’à présent puisé sa « petite » connaissance de la Méditerranée. Avec cette petite mais nécessaire préparation,  la voici armée pour négocier au mieux les cinq étapes qui s’annoncent. Nice, ville de départ, Cagliari en Sardaigne, Marzamemi en Sicile, Aghios Nikolaos en Crète, Boozcaada en Turquie et enfin Istanbul la belle… Un parcours sur les traces d'Ulysse : "si je le croise, promis je fais une photo ! Je vais m'amuser car j'ai fait 4 ans de Grec et je l'écris en phonétique, quand on zoom sur les cartes du logiciel de navigation, une partie des noms est écrite en alphabet grec. J’ai eu la chance de l’étudier au lycée et du coup c’est assez drôle de ne pas avoir besoin de chercher systématiquement la traduction. Mais au-delà de cet avantage linguistique, la Méditerranée n’est pas une mer simple et je l’appréhende d’autant plus que les conditions y sont très changeantes.cela va me rappeler des bons souvenirs j'ai gardé de bonnes bases, là-dessus je risque d'être la meilleure !" Si Jeanne a le ton à l'humour, elle n'en oublie pas moins les raisons de sa présence sur la ligne de départ et elle sait bien qu'elle ne va justement pas s'amuser !

Il lui faudra déjouer les nombreux pièges : « ma seule expérience de navigation en Méditerranée se résume à mes participations à la Solo Méditerranée. Autant dire que je n’ai jamais quitté le rivage français. J’ai donc particulièrement travaillé les parcours et vais continuer à le faire jusqu’au bout, mon bateau étant parfaitement prêt grâce au travail de Guillaume Farsy, mon préparateur.  Le vent peut passer sans prévenir de 25 à 57 nœuds avec une grosse rotation. Elle sollicite beaucoup les marins. Le programme nous prévoit des plages de repos relativement courtes et la vigilance va être de mise de bout en bout, autant sur le plan du sommeil, que de la sécurité et la météo. Il va nous falloir anticiper autant que possible. Pour nous qui naviguons essentiellement en Bretagne un autre paramètre vient se greffer, la chaleur. Là encore, attention à ne pas se laisser piéger par un temps que nous n’avons pas connu de l’été ! ».

Une première étape technique
La première étape emmènera les navigateurs solitaires à Cagliari, capitale de la Sardaigne sans doute au près dans le mistral. Jeanne commente :" il faudra sortir au plus vite de la Baie des Anges pour aller chercher le vent fort au large. Puis nous mettrons le cap le long des côtes corses et sardes. C'est une étape de 3 ou 4 jours avec un schéma de haute mer et de navigation côtière dans des coups de tabac et du calme. On s'attend à être surpris !" L'entrée en baie de Cagliari, lieu historique de nombreuses batailles navales, est aussi une épreuve et rien ne sera joué d'avance.

Parcours de la 4e édition de la Cap Istanbul
Cette 4e édition, organisée par la société Olay Nautic, a une nouvelle configuration, elle se courre en solitaire alors que les trois premières éditions se couraient en double. La nouvelle dimension de cette épreuve a contraint les organisateurs à revoir le format en terme de sécurité notamment. Christian Gout, Directeur de course explique "la première étape entre Nice et Cagliari commence par une traversée océanique entre le continent et la Corse. Il y aura ensuite une longue descente le long des côtes ouest de Corse et de Sardaigne. La deuxième étape, jusqu'à Marzamemi, en Sicile, présente un profil à peu près similaire. Le parcours est piégeux. La troisième étape est d'emblée plus longue, il s'agit de traverser la Mer Ionienne. Le parcours peut être très venté pour peu que les régimes d'eau s'installent. D'Aghios Nikolaos en Crète, à Bozcaada, en Turquie, la quatrième étape est, de mon point de vue, la plus belle. Les concurrents vont devoir choisir entre les îles de la Mer Egée. Il y aura du jeu et des incertitudes. Ensuite, la passage du détroit des Dardanellesen remorque avant la dernière manche en Mer de Marmara pour remonter le Bosphore et couper la ligne d'arrivée sous les minarets de Sainte-Sophie".

Du suspens et de la beauté en perspective pour cette dernière épreuve placée sous le signe de la mythologie.

Pointages à 5h00 - 9h00 - 12h00 - 16h00 - 19h00 (heure française)
Pour suivre Jeanne Grégoire sur la cartographie cliquez ici : http://www.capistanbul.com/fr/multimedia_race_viewer.aspx

Source : BFBP
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Publié dans Course

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